Alexandre Yersin

Alexandre Yersin

Bactériologiste français 1863-1943

            Yersin est né en Suisse en 1863, à Lavaux, et est mort en Indochine en 1943. Après avoir fait ses études de médecine à Marbourg, puis à Paris, il fut assistant d’Émile Roux à l'institut Pasteur de Paris, avec lequel il découvrit la toxine diphtérique en 1888. Il quitta Paris en 1990 pour être médecin de bord sur les navires des Messageries maritimes et devint en 1892 médecin du Service de santé colonial en Indochine. Les nouvelles d'une épidémie de peste au Yunnan l'alertèrent, et il avertit le gouverneur général sans succès. Quand, en 1894, la peste toucha Canton et d'autres ports du sud de la Chine où elle fit 10 000 morts, le gouverneur français décida d'envoyer « une mission pour étudier la nature du fléau, les conditions dans lesquelles il se propage, et rechercher les mesures les plus efficaces pour l'empêcher d'atteindre nos possessions ». Il contacta l'Institut Pasteur, qui trouva en Yersin excellent bactériologiste, bon connaisseur de l'Asie du Sud-Est et déjà sur place, l'homme de la situation. Ce dernier débarqua donc à Hong Kong où la peste sévissait.

           Yersin avait été précédé dans cette ville par le professeur japonais Kitasato, (élève du célèbre bactériologiste allemand Robert Koch, découverte du bacille de la tuberculose) arrivé avec une équipe 3 jours avant lui. Le professeur Kisato empêcha Yersin d'utiliser l’hôpital et l'exclut. Malgrès cela Yersin ce fit construire une paillote et ce mis à travailler seul. En soudoyant des marins, il put récupéré des bubons de pestiféré et les étudier. Il reconnaît au premier coup d’œil des bactéries en petits bâtonnets aux extrémités arrondis. Alexandre Yersin avait donc découvert le bacille de la peste dès le 28 juin 1894. Il transmit par inoculation la peste à des rongeurs qui en moururent tous, et pus cultiver le germe. Il avait réussi en peu de temps à identifier l'agent causal de la peste.

           Sa découverte fut confirmée le 30 juillet 1894. Cependant, Kitasato ne renonça pas, malgré sa défaite, et certains traité de bactériologie parle encore du bacille de Kitasato-Yersin.

Même si il a réussi à isoler le microbe ayant fait des millions de victimes durant l'histoire, il ne parviendra pas à résoudre le problème de la transmission de la maladie de la puce à l'homme. C'est PL Simond qui établis cela avec certitude en 1898.


A son retour à Paris il fut décoré de la Légion d'honneur par le ministre des Colonies de l'époque.

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